KINESITHERAPEUTES…ORDRE OU…DESORDRE?

L’Ordre National des Kinésithérapeutes semble assez mal parti!

Y AVAIT LONGTEMPS!

Classé dans : Non classé — 10 novembre, 2007 @ 10:34

Effectivement, ça faisait longtemps que je n’avais plus rien écrit sur mon blog ni sur aucun autre. Cela ne m’empêchait pas bien évidemment de lire ce qui pouvait se dire ou surtout s’écrire çà et là. La raison de tout ce silence n’est pas un manque d’argument ni d’envie. C’était au départ pour respecter un devoir de réserve que je m’imposais puisque je suis membre d’un CDO. Et puis la mise en place de l’ordre même à notre modeste niveau départemental est un énorme travail et demande un investissement personnel important, bien plus que je ne l’aurais imaginé. 

Je ne me plains pas, personne ne m’a forcé à y aller, et je trouve même assez passionnant de contribuer à une construction ex nihilo. J’ai donc préféré ne plus participer aux débats qui me semblaient tourner un peu en rond, chacun campant sur ses positions en exprimant à sa façon son opinion et sans faire pour autant avancer le schmilblick. 

Alors pourquoi recommencer à écrire ? 

D’abord si vous voulez bien, un résumé des épisodes précédents : 

J’ai créé ce blog pour exprimer un désaccord de fond sur la question primordiale pour les confrères et consoeurs salariés du montant de la cotisation à l’ordre et pour ouvrir un espace de discussion libre sur ce sujet et sur l’ordre en général. Je n’ai pas été le seul à le faire, d’autres l’ont fait aussi et cela a permis l’ouverture de multiples discussions et argumentations. 

Chacun avec ses mots, dans des interventions brèves ou plus longues, sur des tons différents, allant du plus calme à la quasi vocifération et à l’invective. Certains discours  cohérents et structurés et quelques autres assez difficilement compréhensibles quoique passionnés, c’est le moins que l’on puisse dire ! Rien à redire à cela, c’est la loi du genre, et quand on ouvre un débat on doit s’attendre à recevoir la contradiction. 

Et ce débat ô combien contradictoire a pu mettre en évidence à mon avis trois grandes catégories chez les kinés salariés face à ce problème. 

D’abord ceux qui sont pour la création de l’Ordre et qui ne contestent pas le montant de la cotisation. Ils s’expriment peu, mais ils existent. Puis deux catégories qui s’expriment beaucoup plus mais n’ont pas les mêmes préoccupations bien qu’il soit (et c’est là un problème) difficile de distinguer l’une de l’autre. 

Il s’agit d’une part de ceux qui ne sont pas contre l’existence d’un ordre professionnel, mais qui contestent le montant de la cotisation et aussi peut être un manque de communication à l’intérieur de la profession, et d’autre part ceux qui plus radicalement sont contre la notion même d’ordre professionnel. 

Toutes les opinions sont également respectables. Mais sans les contester je voudrais dire que pour la dernière catégorie, le combat est d’ores et déjà perdu. L’ordre existe, son existence est légale et ne peut être remise en cause et il me semble plus intéressant pour chacun d’entre nous de dépenser son énergie de façon constructive. 

Ceci dit je continue à penser que la cotisation représente une grosse dépense pour un jeune professionnel salarié et il faudrait continuer à travailler sur ce sujet. 

Pour ma part, je suis presque en fin de carrière et, ayant fait le choix de participer à l’élaboration de l’ordre, j’ai payé ma cotisation car il aurait été totalement incohérent pour moi de rester à l’intérieur sans respecter les règles. Il me semble plus important d’être dans le système pour apprendre à le connaître et le comprendre. 

Vous n’aurez pas à chercher bien loin dans les articles précédents pour remarquer que j’y ai exprimé par le passé des opinions différentes. Certains ne se priveront pas de me le faire remarquer. J’assume complètement, tout le monde à le droit et même le devoir parfois d’évoluer dans ses idées. 

J’ai recommencé à écrire en effet. 

Il m’a semblé qu’il existait toujours un déficit d’information et un manque d’approfondissement sur un sujet pourtant capital. Je peux vous recommander seulement une chose : renseignez vous par vous même! 

Allez voir vos conseillers départementaux, ou régionaux ou nationaux si vous en connaissez, posez leur toutes les questions que vous voudrez sur le fonctionnement d’une structure ordinale, sur la quantité de travail que cela représente de la mettre en œuvre. C’est une énorme machine et vous serez surpris de son ampleur et du temps qu’ils y consacrent, souvent peu ou pas indemnisé. 

Il est facile de montrer des chiffres faramineux mais il n’y a pas de CDO qui ait les moyens de payer des indemnités d’un tel montant (j’en sais quelque chose), même si ce sont les chiffres réels qui sont sur les barèmes. 

On pourra toujours stigmatiser des débordements dans d’autres organisations,( récemment l’Ordre des médecins à paris, ou aussi l’affaire de l’UIMM dans le financement des syndicats généralistes par le MEDEF) mais cela ne remettra pas en cause l’existence de l’une ou l’autre de ces organisations. S’il y a un jour des débordements du même type dans l’ordre des MK, ce sera à la justice de s’en occuper c’est tout. 

Alors informez vous, allez à des sources différentes, ne vous attardez pas à des querelles touchant les personnes, faites vos opinions sur des réalités et non sur des fantasmes, et surtout, engagez vous pour votre profession ! 

A ce propos, la première élection des différents conseils ayant eu lieu en Juin 2006 et les conseils étant renouvelables par tiers tous les deux ans, il y aura un nouveau scrutin en Juin 2008. Il ne faudra pas dire cette fois ci que l’on n’était pas au courant. Des sièges de conseillers salariés seront à remplacer, il serait bon pour nous tous salariés qu’il y ait beaucoup plus de candidats que la dernière fois. Si cela vous intéresse renseignez vous dans vos CDO. 

Mais pour être électeur  ou éligible il faut être inscrit au tableau de l’ordre…. 

Avant de terminer, une précision : j’agis à titre personnel, en totale liberté, et ne suis téléguidé par personne. Je n’appartiens à aucun syndicat ni professionnel, ni généraliste et ce que j’écris n’engage que moi. 

Je suis comme d’habitude ouvert à toute discussion…courtoise. 

J.M. TINCHANT 

P.S. Pardon à ceux qui auraient préféré que je continue à dormir. 

Ne s’égare t’on pas?

Classé dans : Non classé — 7 mai, 2007 @ 10:35

Bonsoir à tous, après quelques jours de break très arrosés (au pays basque), je reprends le collier et le clavier. J’ai lu plusieurs interventions qui appellent à mon avis (c’est mon blog après tout) quelques réponses, précisions et mises au point.  J’ai ouvert cet espace pour permettre à la mesure de mes faibles moyens ,la circulation des idées, le dialogue et  en un mot l’échange d’arguments entre les kinésithérapeutes sur le sujet épineux de notre ordre professionnel naissant. 

Pour commencer, à l’intention de ceux qui évoquent le rôle des syndicats ,  les syndicats généralistes : F.O., C.F.D.T., etc U.N.S.A. (et d’autres que j’oublie certainement , qu’ils ne m’en veuillent pas), et nos syndicats professionnels que l’on accuse de tous les maux (on ne prête qu’aux riches, n’est ce pas ?). Il est vrai que la guéguerre permanente entre les uns et l’effacement et l’inefficacité des autres n’a pas fait beaucoup pour l’amélioration de leur représentativité et de leur image dans la profession.  Quoiqu’il en soit je trouve particulièrement stérile de passer du temps à se renvoyer les responsabilités ou à s’attribuer des prétendus bénéfices. L’engagement syndical ou politique éventuel de certains d’entre nous, est tout à fait respectable, que l’on soit d’accord ou pas avec les options qu’ils défendent, mais je trouve la tournure que prennent ces échanges un peu hors du sujet. 

Il s’agit de parler de l’ordre des kinésithérapeutes et de toutes les problématiques associées, non de l’appartenance syndicale et des mérites comparés des uns et des autres. Il me semble aussi déplacé de mettre en cause à priori la sincérité et l’honnêteté de tel ou tel, ce n’est pas ma conception du dialogue.  Pour répondre à un autre intervenant, il est absolument évident, pour de simples raisons historiques que nous puissions retrouver des confrères syndiqués dans les élus de l’ordre. Les syndicats ont pendant longtemps rempli certaines des missions de l’ordre. A côté de leur rôle de défense des professionnels, ils ont aussi été les interlocuteurs des pouvoirs publics quand il s’agissait de représenter la profession. Ils étaient les seuls à pouvoir le faire. Ce ne sera plus le cas maintenant. Au passage, ceux qui se plaignent de trouver trop de syndiqués dans les conseils n’avaient qu’à se présenter….. ! 

Ne croyez pas que je verse dans l’angélisme le plus béat, je sais bien que comme dans toute instance il y a des jeux de pouvoirs et de réseaux et qu’il faudra sans doute du temps avant que l’ordre soit adulte et coupe le cordon ombilical, en supposant qu’il y arrive un jour complètement. 

Un autre confrère pense que les plaintes des syndicats devraient suffire pour défendre la profession. Alors que tout le monde se plaint depuis le début de leur non représentativité !  N’est il pas mieux d’avoir une structure représentant l’ensemble des kinésithérapeutes ?  Malheureusement, dans notre profession, peu se sentent concernés, jusqu’au moment ou il est question d’argent. Motif légitime s’il en est, mais ce n’est pas le seul sujet qui mériterait que l’on s’y intéresse. Nous venons de vivre une élection présidentielle avec un taux record de participation parce que les électeurs se sont sentis concernés, nous pourrions nous en inspirer. 

Ceux qui actuellement voudraient la suppression de l’ordre (hé oui, il y en a !) qui a été institué par voie légale mènent un combat inutile. Demanderions nous la suppression de la présidence de la république sous le seul prétexte que nous n’aimerions pas le président actuel ou son successeur ?. 

L’ordre existe, c’est comme ça. L’époque ou chacun se débrouillait dans son coin est révolue. Notre profession a grand besoin de s’organiser en tant que telle pour être respectée, considérée mieux qu’elle ne l’est actuellement, et se défendre.  Et il y a du travail à faire, à l’extérieur comme à l’intérieur ! 

On peut avoir un avis sur le fonctionnement de l’ordre, le critiquer (au sens noble du mot), s’y impliquer ou pas. Mais il est là et notre devoir est d’en tenir compte, de nous informer précisément et le plus objectivement possible (avec internet tout est accessible) sur son rôle.  Au passage encore pour répondre à l’un d’entre vous, l’ordre n’est pas là pour rendre service…. ni aux salariés ni aux libéraux, ni à personne en particulier, il a une mission de service public à la profession des kinésithérapeutes. C’est très différent 

Enfin, j’arrête pour aujourd’hui car il est tard, mais je voulais exprimer tout cela car il me semble nécessaire de recentrer le débat. 

Essayons d’être constructifs, sinon aucun intérêt….pour personne. 

P.S.  Pourriez vous les uns et les autres quand vous intervenez, préciser à qui vous vous adressez ou bien à quel message précis vous répondez, cela aidera à la compréhension. Merci 

Où en sommes nous après le 6 avril?

Classé dans : Non classé — 16 avril, 2007 @ 3:30

Retour sur la réunion des élus salariés.

J’ai essayé de rédiger un compte rendu assez fidèle, ce qui explique le délai. Je me suis attaché aux sujets qui préoccupent plus particulièrement les lecteurs de ce blog.

Certains auront pu s‘étonner du temps mis à vous informer par rapport à d’autres sites qui ont mis en ligne les premières réactions et commentaires dès les premiers jours suivant la réunion. Je me suis accordé quelques jours de réflexion et de synthèse. J’ai aussi bien évidemment rendu compte à mon CDO.

J’ai lu certains des commentaires qui sont dans l’ensemble assez représentatifs de ce qui s’est dit, à l’exception d’un seul pour lequel j’ai nettement eu l’impression qu’il avait été rédigé par quelqu’un qui n’avait pas assisté à la même conférence que moi. Mais chacun est libre de ses opinions bien sûr.

J’ai rajouté par endroits un commentaire personnel en italique.

Donc voici :

La réunion a commencé par les habituels échanges de politesses et les présentations des participants :

En préambule les membres du bureau du CNO, le président David et MM. Evenou, Vaillant, Tourjansky, Paparemborde et Gross, tiennent à nous assurer de leur volonté d’échange et de débat.

On  commence par nous présenter le travail déjà réalisé :

                         Les différentes commissions qui fonctionnent déjà :

  • Déontologie
  • Définition de la masso-kinésithérapie
  • Règlement intérieur du CNO
  • Exercice illégal

Ensuite, rappel des missions de l’ordre :

  • Assurer la moralité, la probité, garantir les compétences de la profession.
  • Promotion de la Kinésithérapie :
    • De son autonomie, vis à vis des autres professions et des employeurs
    • De son indépendance
    • Définir la déontologie professionnelle et la faire respecter
  • Promotion de la qualité des pratiques professionnelles :  Participer à l’évaluation des pratiques et diffuser les « bonnes pratiques »
  • Organiser l’entraide au sein de la profession
  • Etre l’interlocuteur des pouvoirs publics et organisations professionnelles sur les grands sujets de la profession (Europe)

Discussion :

Le vice-président du CDO de la Somme pose la question de la rapidité, qui lui apparaît comme de la précipitation, pour toutes les opérations de mise en place de l’ordre et demande s’il n’aurait pas fallu prendre le temps de poser les problèmes et de préparer son installation .

Réponses du Président et du vice-président (J.P. DAVID, J.VAILLANT) :

L’ordre n’est pas maître du calendrier. La loi impose, pour que l’ordre soit effectivement opérationnel, la constitution des 3 Niveaux (National, Régional, Départemental) et la finalisation du code de déontologie, ce qui devrait être le cas en automne 2007 au plus tard.

Une déléguée a demandé des précisions sur les 123 structures de l’ordre:

Réponse :100CDO, 22CRO, 1CNO . Les 3 niveaux sont une obligation légale)

Système plus lourd mais qui devrait permettre une meilleure remontée des infos venant du terrain.      Nous verrons bien à l’usage !

Un délégué demande pourquoi deux collèges électoraux (salariés, libéraux):

Réponse : Obligation légale permettant d’assurer la représentation dans les différents conseils des deux modes d’exercice. Effectivement, sinon il y aurait beaucoup moins de délégués salariés.

                     Autres sujets abordés :

Un rappel sur l’élaboration du code de déontologie, qui est du ressort du conseil national.

Rappel sur l’universitarisation des études, qui est loin d’être acquise : (LMD ?)

Exercice illégal

Rappel d’une décision récente de la cour de cassation qui confirme la condamnation d’une esthéticienne dans l’Eure.

Les formations dispensées dans certains CH qui pourraient conduire à l’exécution de soins de kinésithérapie (respi, cardio, etc…)par des non MK (IDE, AS).

Autre problème évoqué :

L’arrivée des STAPS (bac+5)dans certains services, avec la bénédiction des médecins rééducateurs, pour pratiquer ce que l’on appelle des Activités Physiques Adaptées. Ils n’ont pas le statut de soignants mais ont une formation universitaire officielle, ce qui pourrait en faire des concurrents redoutables.

Réponse : Le doyen des STAPS doit prochainement rencontrer le président du CNO C’est un réel problème,il serait important de s’en préoccuper pour l’avenir de notre profession

Les remboursements de frais et indemnités pour les conseillers :

Le CNO précise que les montants indiqués (perte de revenus et investissement personnel) sont des montants plafonds.

Certains élus départementaux font remarquer que les budgets ne permettent de toute façon pas une indemnisation à la mesure de l’investissement de chacun. (tout à fait exact).

Il est rappelé que pour les salariés la fonction ordinale est considérée du même ordre que la fonction syndicale et que le temps passé est assimilé à du temps de travail effectif et rémunéré par l’entreprise (code de santé publique).

En résumé les membres du CNO constatent que les préoccupations principales d’une part pour les libéraux concerneraient plutôt l’évaluation des pratiques (qui ne sera pas sous forme de contrôle mais sous forme de groupe d’évaluation collective par thème) et d’autre part pour les salariés,…….le montant de la cotisation……. Et nous y voilà !!!!

La cotisation :Comment en est fixé le montant ? 

Réponses du CNO (M. EVENOU) :

Par rapport aux missions de l’ordre (loi) et à leur coût. L’état impose des missions et un mode de fonctionnement mais ne donne aucun financement.

200€ pour 18 mois soit 140€ pour 12 mois

Certains ont demandé pourquoi payer pour les 6 mois de 2006 alors que l’ordre n’était pas en place :

Réponse : Parce que même s’il n’y a pas eu pendant cette période de réalisations concrètes, beaucoup de travail a été effectué et des dépenses obligatoires ont été déjà engagées (personnel, locaux, matériel, etc….)

L’investissement de départ est lourd à cause de cela et même s’il est difficile d’évaluer avec précision ce que sera la cotisation pour 2008, le CNO pense, sans pourtant vraiment s’y engager, que puisque certains frais (matériel) n’auront pas besoin d’être renouvelés, la cotisation ne devrait pas augmenter. ????!!!!!! Nous verrons

Un délégué pose le problème de la comparaison du montant de notre cotisation avec celui d’autres ordres.

Réponse :Il est difficile de comparer ce montant de cotisation avec celui de certains ordres professionnels qui sont plus anciens, installés depuis longtemps, et qui pour certains ont pu bénéficier de dons (immeuble du CNO des médecins) et pour d’autres comme celui des sage-femmes qui s’est retrouvé quasiment en faillite en début d’exercice (cotisation insuffisante qui a dû être augmentée ensuite) et a dû être aidé par des ordres plus riches (les médecins encore, et si on leur demandait ?)  

L’inscription au tableau (Toujours M. EVENOU)

L’exercice de la profession de MK est rendu licite par son inscription au tableau de l’ordre. On ne peut refuser l’inscription d’un MK qui remplirait les conditions d’attribution du DE : Diplôme valide, casier judiciaire vierge.

La cotisation obligatoire est une convention de personnes privées entre elles, chacun doit prendre ses responsabilités quant au paiement :

Le MK, de payer ou pas, l’ordre, de se doter de moyens légaux pour faire respecter une disposition législative. (tension dans la salle !)

Le CNO, par la voix de son président, tempère ce propos en assurant que chaque demande individuelle de minoration sera examinée et il sera tenu compte de toutes les situations particulières. Temps partiel, longue maladie, congé parental, précarité financière pour les libéraux aussi.

Le président , à la demande d’une déléguée s’engage à une démarche d’explication et de dialogue vers les MK salariés qui ne seraient pas persuadés de l’utilité de l’ordre ou ne l’auraient pas saisie. (comment…mystère, nous verrons…peut être)

Il est fait allusion aux nombreuses pétitions reçues par le CNO demandant une diminution du montant de la cotisation, ce qui serait, dixit M. EVENOU, un « point de crispation ». Les principaux acteurs de la coordination des salariés (Bordeaux surtout) n’étant pas à son avis représentatifs «  Bordeaux n’est pas la France ».

Je me suis permis de lui faire remarquer bien respectueusement qu’il y avait un point de crispation, effectivement, mais qu’il s’agissait d’une crispation à mon avis essentielle et que notre ordre débutant avait certainement mieux à faire pour débuter son activité que de déclencher des poursuites contre une bonne partie de ses membres potentiels. Que la démarche d’explication et de dialogue dont avait parlé le président pourrait se doubler d’un geste significatif sur le montant de la cotisation, ce qui contribuerait certainement à apaiser les esprits.

J’ai ajouté concernant la représentativité de ceux qui se sont regroupés en coordination, que Bordeaux n’était pas la France certes, mais qu’il y a beaucoup de  Bordeaux en France, si j’en crois les informations que j’ai pu recueillir. 

Faut il préciser que je n’ai eu aucune réponse !

Un autre délégué de la région de Grenoble a demandé ce qui se passerait si un pourcentage significatif de cotisations n’était pas payé, ou si les MK ne réglaient pas le montant demandé.

Le président a répondu en réitérant sa volonté de dialogue et d’explications !!!! (avant le bâton !)

Un autre délégué a proposé une cotisation proportionnelle aux revenus

Réponse : cela demanderait un gros travail de vérification donc d’énormes dépenses (vraisemblable en effet !)

La déductibilité de la cotisation

Elle est possible pour les libéraux, et pour les salariés qui sont au frais réels. La majorité des salariés sont au forfait et une cotisation ordinale rentre dans ce forfait.

Toutefois, des discussions sont en cours avec l’administration fiscale pour obtenir la prise en compte de cette cotisation au même titre qu’une cotisation syndicale sous forme de crédit d’impôt. Cela devrait intervenir rapidement.

La réunion s’est poursuivie et terminée par l’analyse de certains articles du code de déontologie concernant plus particulièrement les salariés, leur indépendance et leur prise de responsabilité.

En conclusion

Bilan assez mitigé de cette journée, à mon point de vue. Nous avons eu en face de nous des gens très courtois et ouverts à la discussion, mais assez bloqués sur leur position, donc plutôt….fermés.

Il a été intéressant de pouvoir dialoguer avec d’autres délégués, ce qui a permis de constater que nous avions à peu de chose près des préoccupations similaires.

Qu’une partie des salariés pense n’avoir pas besoin de l’ordre,qu’ une autre partie pense que l’ordre n’a pas besoin d’eux,et qu’ une dernière partie pense que l’ordre a besoin d’eux…surtout pour payer une cotisation, mais moins besoin d’eux pour autre chose.

Que peut on retenir ? L’engagement du CNO de faire un effort de communication ? Tout à fait louable mais un peu tardif. Par ailleurs est ce que ce sera suffisant ?

Je crois que le nombre des pétitions aura un impact (lequel, je ne sais pas) s’il est important, mais je crois aussi que nous aurions tort de considérer que la cotisation est le seul problème. (Ne me faites pas dire autre chose que ce que je dis, le montant de la cotisation devrait être revu ou aménagé).

Mais le manque chronique d’investissement des MK en général dans ce qui concerne l’avenir de la profession est beaucoup plus préoccupant. Et pourtant les problèmes ne manquent pas : Exercice illégal, transfert de compétences sur d’autres professions, arrivée des STAPS, refus de LMD pour nos études, l’arrivée des ostéos ni MK ni médecins. Tout cela hypothèque gravement l’avenir des MK, et un ordre professionnel bien organisé devrait avoir son mot à dire, bien plus efficacement que les syndicats qui ne représentent que leurs adhérents. Il en est à ses premiers balbutiements, accordons lui le temps de se mettre en place. Ses défauts sont évidents et doivent être corrigés, mais ils ne le seront que si chacun reste vigilant et s’informe régulièrement. Auprès des délégués départementaux par exemple….

Et maintenant?

Classé dans : Non classé — 19 mars, 2007 @ 9:45

    J’ai choisi cette fois de m’exprimer sur mon propre blog ,je me sentirai moins égocentrique en employant la première personne! Amis de   http://contreordredeskines.unblog.fr/ et http://kinencolere.unblog.fr/   ne m’en veuillez pas.

    Si j’en crois les nombreuses réactions et opinions énoncées sur ce blog et aussi sur d’autres, le débat est lancé. Je préfère dire lancé plutôt qu’ouvert car à en lire certains le terme d’ouverture me semble inapproprié. Ne vous méprenez pas sur le sens de mon propos, il n’est pas question de stigmatiser l’un ou l’autre. Toutes les opinions sont recevables et honorables mais force est de constater qu’il en est de plus constructives que d’autres.

    Le grand mérite (le seul?) de nos dirigeants ordinaux aura été de permettre, à leur corps défendant j’imagine, la création d’un espace d’expression libre tel que notre profession n’en avait jamais connu jusqu’à maintenant. Il me semble surtout maintenant nécessaire de trouver des ouvertures qui pourraient permettre de sortir de la crise par le haut sans remplacer une crise par une autre.

    Ceux qui me lisent depuis le début savent que je ne suis pas partisan de séparer les préoccupations des confrères en fonction de leur mode d’exercice. Tant que l’on se dispersera dans des querelles stériles du style: libéraux=pleins de fric, salariés=radins, on n’avancera pas. Une précision, les salariés, surtout hospitaliers publics, sont en pointe dans le…débat, (n’oublions pas ceux du privé: centres, cliniques, cabinets de rééducation, rhumato,etc…qui ne bénéficient pas tous des mêmes instances et structures pour les aider et les représenter) mais il y a aussi de nombreux libéraux qui sont aussi critiques vis à vis de l’ordre. Ils sont simplement beaucoup plus isolés et moins structurés.

    Je me répète mais je crois que l’ordre sera utile à la profession donc à tous. Il est créé, plus ou moins bien né, mais il est là et c’est un fait, il ne va pas disparaître,c’est même la seule chose dont nous pouvons être sûrs.

    Il n’existait pas de référence commune,reconnue, dégagée de toute influence politique,syndicale ou d’entreprise, qui permette de définir précisément ce qu’est un kinésithérapeute. L’ordre devrait servir à ça, avec tout ce qui en découle. Mais pour autant, je ne suis pas naïf et je sais bien qu’actuellement les influences dont je parle plus haut sont très présentes dans notre ordre naissant. Mais l’ordre sera ce que nous en ferons! Qui peut réellement dire ce qu’il sera dans plusieurs années? Certainement pas, heureusement, ce qu’il est actuellement!

    En tout cas, je constate avec plaisir que tous ces évènements ont permis à certains de prendre conscience que l’investissement du maximum d’entre nous est nécessaire.

Pourvu que ça dure!

    Quand je parle plus haut d’ouvertures pour sortir de la crise, je veux dire qu’il vaudrait mieux que les gens s’expriment concrètement sur ce qu’ils souhaitent plutôt que de camper sur leur position et d’attendre qu’on leur propose quelque chose.

    S’exprimer cela veut dire contacter vos représentants ordinaux départementaux et les rencontrer pour qu’ils relaient vos idées et opinions. A ce propos (et je ne trahis aucun secret puisque c’est publié sur plusieurs sites de CDOMK), deux réunions sont prochainement prévues à Paris au CNOMK. Une le 30 Mars qui réunira les présidents départementaux, et une le 6 Avril (j’en serai) qui réunira les délégués salariés (1 par CDOMK). Contactez les avant….ne serait ce que pour leur souhaiter bon voyage! Vous pouvez aussi écrire ici si vous voulez.

J.M. TINCHANT

P.S.

J’ai lu bien sûr la classique référence à la création de l’ordre des médecins par le gouvernement de Vichy de triste mémoire, mais il faudrait préciser que l’idée de la création d’ordres professionnels est bien antérieure et était en germe depuis longtemps (comme pour le nôtre, créé en 2006 mais initié bien avant!). L’ordre des médecins a effectivement été créé sous le gouvernement de Vichy. Il aurait pu l’être par un autre gouvernement antérieur et l’aurait de toute façon été par un gouvernement postérieur.

 

Représentativité

Classé dans : Non classé — 2 février, 2007 @ 12:22

Le faible taux de participation aux élections à l’ordre est effectivement la démonstration du peu d’intérêt des professionnels pour leur profession. Les syndicats savent très bien et acceptent (ils n’y peuvent rien) de n’être élus que par une minorité. L’effet pervers principal de cette situation est la prise de décisions engageant la profession dans son ensemble et l’absence d’informations à ceux qui ne sont pas syndiqués. Mais cela on ne peut pas le reprocher aux syndicats, ils informent leurs adhérents seuls et c’est normal. Par contre on pourra le reprocher à l’ordre, s’il ne fait pas d’effort de communication systématique. Je regrette de le rappeler mais nous sommes tous responsables de la situation actuelle, il fallait voter et aller à la recherche des informations. Si notre prochain(e) président(e) de la république est élu(e) avec une minorité de voix par rapport aux inscrits, il sera quand même président et représentera le pays. C’est ça la démocratie. Quant à la nécessité de l’existence de l’ordre, chacun peut avoir son opinion. Je demeure persuadé que malgré les ratés du départ il sera à terme bénéfique à tous, tout en n’étant pas exempt de reproches.Mais il faudrait que les kinés s’informent plus, dans leur propre intérêt. C’est quand même triste que la seule chose qui fasse bouger les gens soit le montant de la cotisation (revendication légitime au demeurant). Si ce montant n’était que de quelques euros, on ne parlerait même pas de l’ordre, c’est navrant….mais vrai hélas!

Le problème est plus profond que la seule cotisation

Classé dans : Non classé — 21 janvier, 2007 @ 2:14

En réponse à notre ami « capitaine » de bordeaux.

Effectivement, il n’y a pas eu trop de concertation, ni d’information d’ailleurs.

Mais malheureusement, nous appartenons à une profession tellement indépendante qu’elle ne s’occupe même pas de ses propres affaires intérieures. Depuis de nombreuses années, nous laissons nos syndicats, minoritaires dans la profession (mais qui nous empêche de nous syndiquer?) s’occuper de gérer et prendre toutes les décisions, dont certaines sont bonnes ne l’oublions pas. Ce sont eux qui depuis toujours se sont occupés de négocier avec les caisses et les différentes administrations, d’arbitrer les litiges et conflits (entre confrères, exercices illégaux, etc…). En fait ils ont joué le rôle d’un ordre avant la lettre. Ne nous étonnons pas qu’ils continuent à vouloir le faire. C’est tout à fait normal, on les a laissés faire tellement longtemps.

Mais il faudrait que les kinés prennent l’habitude de d’abord s’informer sur ce qui les concerne au lieu de rester tous dans notre coin et de ne nous agiter que lorsqu’il y a un problème. Je n’incrimine personne car je me considère aussi comme fautif, je ne suis pas plus syndiqué que les autres (j’ai été dans un passé lointain à la FFMKR, puis au SNMKR) mais je me suis présenté à l’élection au conseil départemental. il y avait très peu de candidats, surtout salariés comme moi. Je suis maintenant délégué suppléant.

j’ai toujours considéré comme un devoir de me tenir informé de l’actualité de la profession. J’ai été sidéré de constater en essayant de mobiliser nos confrères dans mon secteur et ailleurs, avant l’élection, qu’une majorité s’en foutait complètement, ne savait même pas ce que pouvait être un ordre professionnel. Et après l’élection ces derniers jours, j’en ai encore rencontré qui ne savaient même pas que l’ordre fonctionnait déjà. Certains vont apprendre l’existence de l’ordre en recevant l’appel de cotisation. A l’époque d’internet, toutes les informations sont à la disposition de qui sait et surtout qui a envie de les rechercher. Ce n’est pas une question d’âge, j’ai 55 ans! 

Donc, la responsabilité du manque de concertation nous incombe un peu, à mon avis.

C’est quand même réconfortant de voir à travers ce ou ces blogs des gens qui se mobilisent. Toutefois je ne crois pas qu’il faille se positionner spécifiquement en tant que salariés car cela pourrait amener à scinder la profession en deux catégories. Effectivement, la réalité quotidienne de notre exercice est différente, mais la différence de revenus ne fait pas une différence de compétence ou de diplôme. les choix sont faits par des personnes qui connaissent parfaitement les problèmes de chacun des modes d’exercice. Simplement, ils se sont habitués(grâce à nous) à mettre tout le monde devant le fait accompli, à penser à notre place. Finalement, la création de l’ordre et les problèmes qui en découlent dont nous débattons aujourd’hui pourrait être l’occasion de leur faire prendre d’autres habitudes comme celle de tenir compte de leur opinion publique professionnelle.

Il n’y a pas non plus de grande différence entre les différents niveaux, départemental ou national dans le domaine de la concertation. Certains conseiller départementaux sont à l’image de ceux du conseil national et sont parfaitement d’accord avec eux. Je crois que c’est un excuse un peu facile de dire que cela a été décidé à Paris et que cela leur a été imposé. Le conseil National a été élu par les représentants départementaux, donc…  

Je ne suis pas favorable à la démission des conseillers départementaux.N’oublions pas que l’ordre est obligatoire et qu’il continuera à fonctionner même si ceux qui ne sont pas d’accord s’en vont. Il vaut toujours mieux être au courant de ce qui se fait  et faire entendre sa voix même si elle n’est pas majoritaire.

Pour terminer cette longue diatribe, je dirai que notre avenir est entre nos mains et que nous devrions ne compter que sur nous mêmes…et sur internet peut être. Par contre, n’attendons rien des politiques, toutes tendances confondues, car « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent » disait un certain Jacques C….. 

A suivre….restons éveillés

JMT 

Projet de lettre à envoyer au président du CNMOK

Classé dans : Non classé — 18 janvier, 2007 @ 8:02

Un projet de lettre que chacun peut copier-coller et envoyer par courrier ou par mail, sans oublier de signer, dater et de donner son lieu d’exercice. Si pas d’avancée significative, quand nous recevrons l’appel de cotisation, on le renverra au président avec une autre lettre. Qu’en pensez vous?

JMT 

 

Monsieur le président

 

Je suis comme bon nombre de confrères salariés ou libéraux de mon département persuadé de la nécessité de la mise en place d’un ordre professionnel.

Toutefois, il serait préjudiciable et peut être même suicidaire pour l’ordre national de se couper d’une grande partie de la profession, tous modes d’exercice confondus. 

L’effet d’une trop grande proportion de confrères refusant de payer une cotisation obligatoire qu’ils jugent d’un montant excessif serait désastreux pour l’image publique d’un ordre débutant.

Il semble par ailleurs peu réaliste de menacer d’interdiction d’exercice l’ensemble de ceux qui ne voudront pas se soumettre et que cette éventualité n’impressionne d’ailleurs pas.

Vous êtes certainement informé du mécontentement croissant dans la profession sur ce sujet.

Il serait temps de réexaminer à la baisse les objectifs budgétaires qui ont été apparemment évalués de façon excessive ( par exemple en les étalant dans le temps et en les ramenant à un niveau réaliste du point de vue des capacités de participation des professionnels) pour proposer un montant de cotisation qui devienne enfin acceptable par tous.

Croyez bien qu’une grande partie des masseurs kinésithérapeutes est prête à aller jusqu’à l’épreuve de force qui risque d’être fatale à notre ordre tout entier donc à son équipe dirigeante.

Il serait bien venu d’adresser à la profession un signe fort qui témoignerait de la considération que vous devez porter aux gens qui vous ont élu.

A défaut, vous allez au devant d’une vague de refus qui ne sera profitable à personne.

Vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien apporter à cette lettre, je vous prie d’agréer Monsieur le président, l’expression de ma considération distinguée.

 

 

Cela bougerait il?

Classé dans : Non classé — 11 janvier, 2007 @ 10:11

Vu sur internet sur le site d’un des conseils départementaux un article relayant les protestations de beaucoup de confrères libéraux et salariés. Ces conseils départementaux (Finistère et Deux Sèvres) auraient écrit au conseil national pour demander un réexamen du montant de la cotisation…… pour le moment, pas de chiffres annoncés. A suivre.

JMT 

Visites?

Classé dans : Non classé — 10 janvier, 2007 @ 8:29

Si j’en crois le compteur de visites, très peu d’entre vous laissent des commentaires.

Dommage, j’espère que toutefois, vous aurez été sensibilisés au problème soulevé.

Si vous avez d’autres solutions, proposez les.

JMT 

Présentation

Classé dans : Non classé — 8 janvier, 2007 @ 9:23

Bonjour à tous

Je suis diplômé depuis 1978, autant dire que l’essentiel de ma carrière est derrière moi. J’exerce en ce moment comme MK salarié dans un établissement privé, après avoir exercé en secteur libéral pendant 20 ans. Je suis suppléant dans le collège salarié du conseil départemental du Tarn.

Je précise également que l’opinion exprimée ci dessous n’est pas seulement la mienne mais celle de bon nombre de confrères que j’ai l’occasion de cotoyer. J’ai aussi pu constater sur différents forums, blogs ou sites internet des opinions similaires.

Qu’il soit bien clair pour commencer que nous ne sommes pas contre l’existence d’un ordre professionnel des kinésithérapeutes. Cet ordre est absolument nécessaire et sera à terme bénéfique pour tous les kinés. Il va nous permettre de structurer notre profession qui ne l’était pas.

Il est très important qu’existe un organisme qui représente la profession dans son ensemble donc dans tous ses modes d’exercice.

Qui soit le garant de l’éthique et de la déontologie professionnelle.

Qui défende la profession dans son ensemble à la différence des syndicats qui sont là pour défendre les professionnels. En l’absence d’ordre professionnel ce rôle de représentants de la profession était tenu (avec plus ou moins de bonheur,certes, mais ils avaient au moins le mérite de s’en occuper) par les différents syndicats.

Malheureusement les débuts semblent assez difficiles. Il faut reconnaître que nous partons de très bas puisque l’ordre n’existait pas et qu’il s’agit d’une toute nouvelle expérience pour notre profession.
L’Ordre national des Masseurs kinésithérapeutes a été institué par un décret gouvernemental et son existence ne peut être remise en question.

Il s’est récemment doté d’un conseil national, de conseils départementaux (et régionaux?). Et les premières décisions du conseil national ont provoqué beaucoup de réactions. Les plus véhémentes touchant au montant des cotisations obligatoires.

Il est évident qu’une cotisation est nécessaire et obligatoire. Il ne s’agit pas comme on l’entend de « payer pour pouvoir travailler ». Il s’agit de participer à l’évolution de notre profession. L’ordre en a besoin pour fonctionner, mais l’évaluation du montant de cette cotisation aurait pu faire l’objet de plus de concertation, sinon de réflexion.

On nous expose des chiffres de budgets prévisionnels qui paraissent astronomiques et pharaoniques avec bien évidemment un montant de cotisations en rapport. (On n’oublie pas bien sûr de prévoir une procédure de recouvrement pour les éventuels mauvais payeurs).

Donc il va falloir payer au début 2007 une cotisation pour 18 mois (6 mois en 2006, 12 mois en 2007) de 300€ pour les libéraux et…300€ pour les salariés à qui on fait généreusement la grâce de réduire leur cotisation à 200€ non pour prendre en compte un niveau de revenus différent, mais simplement parce qu’ils ne peuvent pas bénéficier de la même déductibilité fiscale de leurs cotisations. Nous ne savons même pas ce que va devenir cette cotisation en 2008, va t’elle être adaptée au pro-rata de 12 mois, mystère!

Ceci appelle les réflexions suivantes: Notre diplôme est identique quel que soit le mode d’exercice que nous avons choisi. L’ordre doit être celui de tous les kinésithérapeutes et tous doivent y participer. Il semble suicidaire de démarrer l’existence de cette structure en prenant le risque de se couper d’une bonne partie des diplômés. Si les cotisations restent à ce niveau, beaucoup refuseront de payer et il faudra en venir à des procédures de recouvrement qui seront inévitablement chronophages, budgétivores et énergivoraces! L’inertie est une force agissante!

Bon nombre de confrères salariés ne voient pas l’intérêt d’un ordre professionnel pour eux, mais s’il arrivait qu’une majorité de salariés refusent de payer et que l’ordre se retrouve composé uniquement de libéraux, on ne pourrait plus parler d’ordre des kinésithérapeutes, il serait mort né et ce serait catastrophique. N’oublions pas la part que prennent les salariés dans la formation (en IFMK et en encadrement des stages et des examens). Il existe deux modes d’exercice de notre profession, pas deux diplômes différents.Donc la cotisation doit être la même quel que soit le mode d’exercice, mais d’un montant beaucoup plus raisonnable.
Que faire alors?

Peut être en premier lieu, s’exprimer sur ce sujet sous forme de lettre, de pétitions envoyées dans nos conseils départementaux et au conseil national (voir les liens en annexe). Répercuter ce texte ou tout autre allant dans le même sens auprès de tous les confrères que nous connaissons chacun.

Une réduction substantielle du montant de la cotisation pourrait être obtenue avec une évaluation plus réaliste des différents budgets. Prenons exemple (pour une fois) sur les syndicats. Au niveau départemental, il n’est peut être pas nécessaire pour débuter,d’avoir des locaux propres à l’ordre. Les différentes réunions peuvent très bien se tenir dans des locaux loués pour l’occasion seulement (c’est ce que nous faisons actuellement). De même pour l’embauche de personnel salarié qui n’est peut être pas indispensable pour le moment, etc…. Nous sommes environ 60000 kinés en france, si chacun paie 100€ de cotisation, cela fait un budget plus que respectable.

Si malheureusement, toutes les demandes de réexamen du montant de cette cotisation restaient sans résultat réaliste, il faudrait adopter une stratégie différente, qui pourrait être (ce sera la mienne) de renvoyer l’avis de cotisation au président de l’ordre national avec une lettre jointe (pour ma part ce sera la copie de ce texte). Il ne s’agit pas d’une incitation à la désobéissance, chacun fera comme il l’entend.

Vos commentaires, quels qu’ils soient pourvu qu’ils restent courtois et constructifs, seront les bienvenus. Ils sont même souhaités.

Merci à tous davoir accepté de me lire jusqu’au bout.

J.M. TINCHANT MKDE à Mazamet 81

 

 

equipedago |
La Planète et nous. Fonds S... |
Espace de la différence |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | présidentielle choix des ha...
| OpinionOrange
| DESA Economie et Entreprise